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De cette étoffe dont sont faits les rêves... |
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Écrit par Parayre
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03-06-2008 |
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"Nous sommes de cette étoffe dont sont faits les rêves". Comment ne pas songer à cette formule de Shakespeare à propos de la mort d'Yves Saint-Laurent? Mais on pourrait ajouter les "cauchemars" aux rêves. Il y a six ans, en janvier 2002, le grand couturier, immense "créateur" et timide maladif, avait mis un terme à ses activités et, pour l'occasion, consenti à s'expliquer publiquement. Inoubliable déclaration: "Tout homme, pour vivre, a besoin de fantômes esthétiques. Je les ai poursuivis, chassés, traqués. J'ai connu la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé. De tout cela, un jour, je suis sorti ébloui, mais dégrisé". Et il avait alors cité la formule de Proust: "la magnifique et lamentable famille des nerveux est le sel de la terre". Les fantômes traqués, les nerfs sublimés, le sel répandu: c'est la définition même de l'art.
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Dernière mise à jour : ( 09-06-2008 )
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