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Écrit par Parayre
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29-03-2008 |
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"Un être mauvais et dénué de tout sentiment humain". Ainsi se décrit complaisamment Michel Fourniret, le "tueur en série" qui comparaît depuis jeudi devant les Assises des Ardennes. Il l'a fait dans un document écrit remis aux différentes parties du procès. Voyez, dira-t-on, c'est bien la preuve qu'il s'agit d'un "monstre" puisqu'il l'avoue lui-même! Mystère humain, tout de même: appartient-il à un individu de se retrancher de lui-même de l'espèce humaine? Est-ce à lui d'en décider et quel crédit faire à cet autoportrait soigneusement mis en scène? La perversité n'est pas l'inhumanité mais la face cachée de l'humanité, sa part d'ombre. Perversité rhétorique -ou déni pathétique- ce que Fourniret dit de lui n'est sans doute pas un aveu. C'est plutôt un masque dont il s'affuble. Car il n'y a pas sur terre d'humain hors champ de l'humanité. Le piège qu'il tend à nos bonnes consciences est à double ou triple fond. Voilà simplement un humain qui comparaît devant la justice humaine, toute humaine, rien qu'humaine que l'on ne doit pas, selon le mot de Proudhon et au risque faire tort à l'institution judiciaire, rapporter, de près ou de loin, à un principe supérieur ou antérieur à l'humanité.
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Dernière mise à jour : ( 31-03-2008 )
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