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Écrit par Parayre
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30-12-2007 |
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Ils sont rentrés au pays, les condamnés de l'Arche de Zoé. Ils passeront le Réveillon en prison. C'est, dans leur malheur, une bonne nouvelle relative. Leurs proches les ont vus quelques minutes avant que la justice française, respectant les accords avec le Tchad, ne les expédie à Fresnes. L'embarras est général. S'ils avaient été jugés en France, ils auraient pu faire appel. S'ils avaient été condamnés en France, auraient-ils eu tous la même peine, comme si personne parmi eux n'était un peu plus ou un peu moins responsable que d'autres? Embarras encore: si la situation avait été inversée (des "humanitaires" tchadiens interceptés avec des enfants de France...) aurions-nous manifesté de la compassion? Il y a, dans les protestations des proches, des accents de vérité, et des marques d'amour, qui remuent notre bonne conscience et notre tranquillité. L'unité, cependant, commence à se lézarder. L'enfer est pavé de bonnes intentions. On pourra maintenant le dire des prisons.
tf1/lci
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Dernière mise à jour : ( 31-12-2007 )
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