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Écrit par Parayre
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20-12-2007 |
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Ils rasent les murs. Ils se cachent pour fumer, comme les oiseaux pour mourir. Leur tristesse fait sourire leurs collègues. Leurs difficultés amusent leur entourage. La radio les affole, la télé les inquiète, les journaux les assomment de directives, les « RG » les ont à l’oeil. Les anciens fumeurs les narguent. Parfois, dans l’obscurité de la prime aube, on en voit qui « taguent » les murs avec leurs mégots : « fumée, j’écris ton nom… »Une guerre s'achève, une guerre commence. Douze mois sans tabac dans les entreprises et "la lutte contre la cigarette se poursuit sur les trottoirs". Déplacement de frontière. Les agglutinés des bas d'immeubles commencent à être regardés d'un sale oeil par les « franchisseurs » de nuages bleus. Après la compassion narquoise, les grimaces désapprobatrices. Chassés des bureaux hier, éconduits dans onze jours des bars et restaurants, exclus des trottoirs demain? Prochaine étape: les caniveaux. Avec les chiens et leurs petits cadeaux. Et après le caniveau, quoi? Les coins poubelles? On finira par parquer les fumeurs loin des villes. A la campagne. Ils ne demanderaient pas mieux, au fond, que de laisser les non-fumeurs respirer le bon air des villes.
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Dernière mise à jour : ( 20-12-2007 )
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