| Mort d'un "poilu" (II) |
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| Écrit par Parayre | |||||||
| 13-03-2008 | |||||||
![]() Quand Lazare était un petit immigré, on n'aimait guère les Italiens dans les foyers et les quartiers de France. On les appelait les "macaronis" (plus tard, ils deviendraient des "ritals"). Le dernier des "poilus", par son décès, nous rappelle l'ignominie et l'épouvante de la guerre de 14-18 qui fut comme la matrice d'un siècle de fer. Mais elle nous invite aussi -comme il le faisait lui-même de son vivant- à rendre hommage à tous ses camarades, morts ou blessés au combat. Il voulait bien d'un "hommage", mais partagé. Ce sera sa dernière leçon, au petit immigré, engagé volontaire, créateur d'une entreprise prospère et qui n'avait même pas la carte d'ancien combattant: une "nation" est faite d'apports, de strates, de sacrifices, de réussites, d'engagements. Son "identité" résulte de l'association de ceux qui étaient là et de ceux qui sont venus. Merci à lui d'être mort le dernier pour nous la rappeler, cette évidence en deuil.
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| Dernière mise à jour : ( 13-03-2008 ) | |||||||
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