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Zola, Hugo, Schoelcher, Moulin, demain Césaire? |
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Écrit par Parayre
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18-04-2008 |
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Un tsunami d'hommages pour Aimé Césaire. Les uns sincères, renseignés et touchants. Ceux du peuple martiniquais, qui est de ces peuples où l'on sait encore pleurer comme des enfants, simplement et sans phrases. Ceux des gens qui n'attendent pas que les poètes meurent pour s'aviser qu'ils existaient. Et ceux, aussi, des nombreux visiteurs qui se faisaient un devoir et considéraient comme un honneur, de lui rendre visite. Mais cette belle unanimité, si tardive, visant à la fois l'homme de plume et l'homme des actes, a un air de déjà entendu. Obsèques nationales, et jusqu'à cette idée de Panthéon... On songe évidemment à Victor Hugo qui fut, lui aussi, enfoui sous les tombereaux de la gloire. Déjà flottait dans l'air cette relation ambiguë que la France entretient avec son passé. L'exilé du Second Empire incarnait un remords français. Le poète de la négritude incarnait un autre remords, celui de l'esclavage. Zola, Hugo, Schoelcher, Moulin, demain Césaire? Le Panthéon comme temple érigé à la mauvaise conscience...
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Dernière mise à jour : ( 23-04-2008 )
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