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Écrit par Parayre
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22-07-2008 |
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Treize ans de recherches, plus ou moins actives. Treize ans de fuite, bien protégée. Treize ans durant lesquels l'eau de l'histoire a coulé sous les ponts de Bosnie et de Serbie. Et, aujourd'hui, ce sentiment étrange provoqué par la nouvelle de l'arrestation de Radovan Karadzic d'une plongée dans un passé horrible, à la fois récent et très éloigné. Les fantômes des victimes de Srebrenica, les "snipers" de Sarajevo tirant des civils comme des lapins. Les collines au-dessus de la ville, verdoyantes et meurtrières durant le siège. Les ruines de la bibliothèque incendiée par les amis de l'homme à la crinière blanche qui écrivait des poèmes et faisait couler le sang et l'encre avec une égale facilité. Et la bonne conscience des malades de l'esprit. Il sera jugé par la justice internationale. La Serbie rentre peu à peu dans le rang d'une Europe qui ne peut pas laisser impunis les crimes contre l'humanité qui pèsent sur sa mémoire. Et pourtant, nul sentiment de soulagement, nulle satisfaction, seulement l'amertume d'un rappel de ce que l'homme peut faire à l'homme. Et de ce que la haine peut inventer contre l'innocence et le droit. Il faudrait pouvoir oublier qu'il existât - et existe encore - des êtres de cette sanglante trempe. Mais le peut-on?
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Dernière mise à jour : ( 23-07-2008 )
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