| Vous avez dit Ravel ? |
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| Écrit par Parayre | |||||||
| 20-12-2007 | |||||||
![]() Né à Ciboure, il quitta le Pays Basque quelques mois après sa naissance, quand sa famille s’établit à Paris. En 1889, il entra au Conservatoire, au sein duquel il fut élève de Gédalge et Fauré. Malgré quatre échecs au Prix de Rome – dont le dernier provoqua une véritable « affaire » - il commença à publier ses premières œuvres : Pavane pour une infante défunte (1899), son quatuor (1903) témoignaient d’une sûreté de style et d‘une maturité saisissantes. Au contact des salons parisiens, ce musicien discret, pudique, mais doué d’un grand sens de l’humour, put être au contact de quelques grandes personnalités de son temps, de Léon-Paul Fargue à Stravinsky. Son ballet Daphnis et Chloé fut créé par les ballets russes de Diaghilev avant la guerre, et contribua à asseoir sa célébrité.La guerre, Ravel la passa au front avant d’être réformé en raison de sa santé fragile. Peu après, il se retira dans sa demeure de Monfort-l’Amaury, d’où il ne devait sortir qu’à l’occasion de voyages et de tournées. C’est là qu’il paracheva nombre de chefs-d’œuvre, tels que son opéra L’enfant et les sortilèges, ou ses deux concerts pour piano. Atteint d’une maladie cérébrale qui le rendait dans l’impossibilité d’écrire la moindre note, il mourut quatre années plus tard. Il laissa une œuvre dont il est dommage que la célébrité extrême du Boléro ait contribué à la rejeter dans l’ombre : peu abondante, elle ne comporte que des chefs-d’œuvre, mêlant une grande clarté formelle à une sensibilité exacerbée et un sens mélodique inné ; elle est assurément l’une des œuvre les plus pleines et les plus passionnantes du XX° siècle. Inutile donc de présenter le Boléro que tout le monde connaît. Reste toutefois à trier parmi les très nombreuses versions disponibles. Des grandes gravures « françaises » historiques des années 1950 et 60, c’est sans doute celle de Munch qui a le mieux vieilli. Munch le fantasque, l’improvisateur, le sensuel. Fidèle à sa réputation, il conduit son orchestre avec un sens du spectaculaire hors du commun. Comme toute sa musique, « son piano » est très personnel et paradoxal. D’une virtuosité souvent extrême, les partitions impressionnent parce que cette virtuosité, loin d’être démonstrative, semble toujours mise au service au service de la peinture de paysages et de sensations. C’est bien la leçon de l’interprétation qu’en laisse Samson François. Les phrases du pianiste français sont comme improvisées, ses accents imprévisibles. Les fulgurances et la subjectivité de Samson François dévoilent un Ravel infiniment poétique, presque impressionniste par moments.
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| Dernière mise à jour : ( 21-12-2007 ) | |||||||
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