Cinéma
Valse avec Bachir Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par MC   
06-08-2008
Valse avec Bachir
Valse avec Bachir
C’est à travers son rêve que le réalisateur Ari Folman de ce documentaire en forme de film d’animation, nous rappelle le cauchemar du passé. Celui du Liban en proie à la guerre civile depuis 1975.
 
En répondant à l’appel d’un ami qui lui raconte son cauchemar issu de son service militaire pour Tsahal, il se rend compte qu’il n’a aucun souvenir de cette période. Puis à son tour il est se met à faire un rêve. Cherchant à éclaircir celui-ci, et via le conseil d’un ami psychanalyste, il va rencontrer ses anciens camarades de Tsahal présents dans son songe.
 
Petit à petit on va remonter le fil de l’histoire. Celle d’un pays en guerre civile, le Liban, et de l’intervention d’Israël dans ce conflit.
La plus grande réussite de ce film est de nous ramener à travers un dessin animé vers toute la dureté de la réalité. Le tout avec une bande son rock d’époque mêlée magistralement à de la musique classique. Une réussite à tous les niveaux.
 
Visible au Royal à Biarritz et au Rex à Saint Jean de Luz.
Dernière mise à jour : ( 02-09-2008 )
 
La série Ch'tis ne fait-elle que commencer? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par RH   
21-05-2008

Les ch'tis en version anglaise?
Crédits: Le Figaro
Alors que la comédie de Dany Boon "Bienvenue chez les Ch'tis" a franchi les 20 millions de spectateurs en France en douze semaines d'exploitation, restant tout juste en deçà du record détenu par le blockbuster "Titanic", on apprend aujourd'hui qu'une version anglaise est déjà programmée. "Welcome to the Sticks" - littéralement: "Bienvenue à la cambrousse", devrait être prochainement co-produite par Will Smith. Nul doute que le phénomène Ch'tis, qui a engrangé 191 millions de dollars de recettes et stupéfait Hollywood, ne fait que commencer!

 

 

Dernière mise à jour : ( 24-05-2008 )
 
Bienvenue chez les Ch'tis Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Parayre   
31-03-2008

Bienvenue chez les Ch'tis
"Bienvenue chez les Ch'tis"suscite un tel engouement, le faisant sortir du cinématographique pour entrer quasiment dans le sociologique, qu’on ne peut que tenter d’en élucider les raisons profondes.

D'abord, ce film est bien fait. C'est le travail d'un bon artisan, ne se payant pas de mots ni d'images, jouant le jeu simplement, honnêtement et sans fioritures.

Deux acteurs principaux excellents, avec d’autres comédiens épatants, y sont réunis pour nous offrir une tranche de vie et décliner un scénario simple : Philippe Abrams est cadre de la poste à Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend le quotidien impossible. Pour lui faire plaisir, il fraude, simulant un handicap, afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué et nommé à Bergues, petite ville du Nord.

Bienvenue chez les Ch'tis
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira donc seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami, Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse d'accepter qu'il puisse se plaire dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il côtoie l'enfer à Bergues. Dès lors, son existence s'enfonce dans un mensonge confortable...

La représentation du Nord est certes schématique,  se fonde délibérément sur tous les clichés positifs ou négatifs de cette région, en forçant sur les premiers, en atténuant les seconds, sans prétendre heureusement y mêler la politique ou le social.

On relève également d’autres faiblesses. Une scène avec Michel Galabru, mimant Marlon Brando dans « le parrain »,  est ratée, celle d'un enivrement à deux lors d'une tournée postale est trop longue -même si Kad Merad y est excellent- et les ressorts psychologiques de l'épouse de celui-ci assez peu plausibles. Mais qu'importe ! Un élan de sourire et de joie nous rend heureux au fil des images.

Bienvenue chez les Ch'tis
La France, par ce long métrage, s'approprie le Nord, prend conscience de son unité sur un mode ludique mais sensible, regarde comme des concitoyens des êtres que la susceptibilité des régionalismes et des identités locales faisait percevoir presque comme des étrangers, certes chaleureux mais dont on raillait le patois, la propension à l'alcoolisme, la simplicité des goûts, la familiarité des attitudes et le "sale" climat.

D'un coup cette production, pourtant aux antipodes du sérieux et du pédagogique, offre l'opportunité à tous les autres Français de se réjouir de leur proximité avec ce territoire, avec ses habitants et d'être fiers qu'ils appartiennent au même monde, au même pays, au même État que le leur.

Une telle assimilation n'aurait certainement pas été possible avec n'importe quel département ou région s’il n’y avait déjà une tendresse pour le Nord qui ne demandait qu'à éclore. Le film constitue, en quelque sorte, un lien, une passerelle, un billet doux entre des communautés qui, grâce à lui, se reconnaissent fraternelles et solidaires.

Il  fait mieux. Il nous permet de fuir un instant notre morosité, en nous regardant, dans le miroir de cette oeuvre, avec une sorte de contentement moral et de jubilation collective. L'irruption, avec évidence, sans volonté de dénaturation ni de décalage, sans dérision ni honte, d'une multitude de bons sentiments sur l'écran et dans le récit, loin de susciter ricanements et gêne, lave à grande eau, à pellicule salvatrice, les manies troubles, les zones nauséeuses, les courtes et médiocres inspirations, les tristesses « plombantes » et sans génie que recèle souvent le cinéma français.

Bienvenue chez les Ch'tis
Alors, bien sûr, tout y passe, dans cette histoire qui nous entraîne vers le bonheur comme plan, comme point final. La fraternité de l'amitié, la douceur et l'incompréhension de l'amour, l'absurdité des préjugés, la force du lien maternel, l'humanité chaleureuse, simple et vraie, la mélancolie des départs. Il serait facile, mais stupide, de se moquer de cet univers du tendre, du coeur, du Nord puisqu'au fond, c'est celui dont nous rêvons tous pour nous purifier les bronches, la vue, l'âme et l'existence. Dany Boon, par son opus qu'il a opportunément voulu modeste et filial,  atteint la grandeur du quotidien. La France se dit en s'observant dans cette représentation d'une part d'elle-même : on est des gens bien, tout de même !

Sans doute d'autres causes du succés public pourraient-elles être identifiées mais il apparaît que ce plaisir de l'unité et cette satisfaction collective sont fondamentaux.

Bienvenue chez vous, nous murmure cette oeuvre. Quand la politique a du mal, quand la société doute, quand les institutions peinent, quand le pouvoir d'achat n'est pas au plus haut, quand la France fait ce qu'elle peut, quand le monde est dur, il y a parfois de petites lumières. Certes, Dany Boon ne change pas la vie de ses concitoyens mais éclaire et embellit leur route au moins durant une heure et quarante-six minutes.

C'est déjà beaucoup et confirme que le cinéma peut décidément substituer à nos regards un monde  s’accordant à nos désirs.

Dernière mise à jour : ( 01-04-2008 )
 
Marion (bis) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Parayre   
04-03-2008

Patatras! Voilà que notre Marion Cotillard nationale, à peine oscarisée, est l'objet, aux États-Unis, d'une campagne d'hostilité visant des propos (ridicules, convenons-en) enregistrés nuitamment il y a quelques mois par une chaîne de télévision française.

Elle y développait l'idée que le 11 septembre, c'était louche et que des tours s'effondrant en quelques minutes, cela ne s'était jamais vu. Et puis qu'elle avait tendance à croire aux "complots", genre "on nous cache tout" et que, même, elle doutait que l'homme ait jamais marché sur la lune. On peut voir cette séquence sur Dailymotion.

Bon, est-ce que cela change quelque chose à la manière dont elle a joué dans "Piaf", le film qui lui a valu son Oscar? Est-ce que quiconque aurait la moindre envie de lui demander ses idées sur la géopolitique, la théologie, la philosophie des Lumières ou la cuisine aux épices? Qu'on la laisse jouer et qu'elle laisse chacun penser le monde.

Dernière mise à jour : ( 05-03-2008 )
 
Marion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Parayre   
25-02-2008

Marion Cotillard
Allons, réjouissons-nous avec Marion! Pleurons de joie avec elle. Félicitons-nous que les Américains aient honoré de l'Oscar de la meilleur actrice Marion Cotillard qui, par son rôle dans le film "La Môme", nous a tous fait vibrer de nostalgie et de poésie sur la destinée d'Edith Piaf. La France qu'elles ont incarnée toutes les deux se "vend" encore très bien, jusqu'à Hollywood. C'est la France de l'après-guerre, encore largement rurale, terrienne même, pauvre mais pleine d'élans, de coeur et de braves gens.

La France de l'amour, des gamins en galoche, des moustachus à litron incorporé, des gamins de Paris qui faisaient des "niches" mais ne faisaient peur à personne. La France regrette-t-elle cette France-là? A chacun son avis. La France d'aujourd'hui ressemble-t-elle à cette France-là? Très peu. Il n'y a que les Américains pour le croire. Ils nous voient encore avec les yeux des libérateurs de 1944.

Ne les démentons pas!

Dernière mise à jour : ( 05-03-2008 )
 
<< Début < Précédente 1 2 Suivante > Fin >>

Résultats 1 - 9 sur 11
Participez
 AUPAMEDIA est un site d'information locale et de débat participatif. Envoyez-nous vos informations, liens préférés, articles, photos et vidéos...
Inscrivez-vous pour participer aux débats et rejoignez la communauté.
 
Photo Mail Vidéo

 

Qui sommes-nous?

Devenir rédacteur
F.A.Q.

Articles liés