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Écrit par MC
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26-01-2008 |
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2007, Malawi, Afrique - Une femme nous explique qu'elle est la seule survivante d'une famille de six enfants tous séropositifs. Grâce à la tri-thérapie, elle peut continuer à vivre et travailler. Elle regrette juste que ça n 'est pas pu être le cas pour ses frères et soeurs. Janvier 2007, Inde - "Drop the case", en français "lâchez l'affaire", est écrit sur les pancartes de milliers de manifestants indiens. Ils s'adressent au laboratoire suisse Novartis qui vient de poursuivre leur gouvernement pour qu'il arrête de produire un médicament générique du Glivec, un de leurs "produits" phares. Janviers 2007, Bâle, Suisse - Le PDG de Novartis annonce devant l'ensemble de ses actionnaires un chiffre d'affaire record pour l'année 2006 de 37 milliards de dollars. Ce documentaire suisse réalisé par Marcel Schüpbach, a beau s'intituler Novarits contre l'inde, c'est à travers l'exemple du Malawi que son propos est le plus probant. Au long des 52 minutes de reportage, combien les coûts trop importants de certains médicaments brevetés par Novartis ou d'autres labos, interdisent la survie à nombre d'africains. Si on ajoute à cela que, depuis 30 ans, sur 1500 molécules "découvertes" seules 20 concernent des maladies du tiers monde, on comprend l'ampleur du désintérêt pour ses populations. Face à la pression des ONG telles que Médecin Sans Frontières, des Médias, ainsi et surtout de leur concurrents indiens, les grands groupes pharmaceutiques occidentaux commencent à réagir, à baisser leurs prix, et à ouvrir des succursales dans le tiers monde. Un chiffre, pourtant, résume à lui seul la situation actuelle, et pourrait vous convaincre de regarder ce documentaire, s'il a la chance de passer à la télévision française. Le coût d'une tri-thérapie est de 15.000$ par an si vous prenez le médicament de marque occidentale. Pour le même médicament, mais version générique indienne, le coût est de 500$ par an...
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Écrit par RH
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25-01-2008 |
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Deux documentaires sur le jazz étaient présentés cette année au FIPA. L'occasion de découvrir ou de mieux appréhender l'univers de cette musique née à la Nouvelle-Orléans. "When I’ll die, I don’t wanna go to Heaven. I wanna go to Jazz…" Si vous aimez le jazz, vous aurez certainement reconnu David Murray. Héritier de l'avant-garde du free jazz et du mainstream des années trente, David Murray incarne un certain esprit du jazz, partagé entre son attachement fidèle à la mémoire de la musique noire, et son besoin d'expériences et de rencontres inédites. Au milieu des années 90, le saxophoniste américain décide de s’installer à Paris afin d’enrichir son univers musical. Il rencontre ainsi la diaspora noire, africaine et antillaise, créé l'opéra jazz Pouchkine. Avec son film David Murray : I’m a Jazz Man, Jacques Goldstein revient en détail sur ce héros du jazz et nous livre 52 minutes passionnantes dans l’univers de l’artiste. Blues, swing, ballades, rythmes latins : un véritable voyage au cœur de la musique jazz nous était également proposé par Frank Cassenti autour du portrait d'Archie Sheep. Ce film, véritable lettre d'hommage à son ami Archie, révèle toute la beauté d'un genre musical qui mêle passion, souffrance et souvenirs d'Afrique. Si son titre aurait pu être "Je suis jazz, c'est ma vie", le réalisateur a finalement choisi Happy Birthday Mister Sheep afin de célébrer les 70 ans de l'artiste. Et quel cadeau! Frank Cassenti nous livre là un film à la photographie remarquable, magnifiquement rythmé par une superbe musique et doué d'une rare profondeur. Un documentaire comme on les aime !
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Écrit par RH
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25-01-2008 |
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Après plusieurs documentaires sociaux et politiques, Hélène Klodawsky nous présente cette année son premier long métrage de fiction. Tourné avec une équipe amateur issue de la communauté somalienne d’Ottawa, Family Motel nous plonge au cœur de la vie d’Ayan et de ses deux filles, réfugiées au Canada. Depuis cinq ans, cette mère de famille se bat pour faire vivre ses filles dans un monde meilleur, loin de la guerre civile en Somalie, où sont restés son mari et ses fils. Cumulant deux emplois, Ayan lutte, chaque mois, afin de payer son loyer et d’envoyer un peu d’argent aux siens en Afrique. Si rien n’était facile jusque là, tout va encore se compliquer lorsque cette dernière se voit dans l’obligation de payer son loyer avec un mois de retard. Expulsée, la famille est contrainte de vivre dans un miteux motel aux portes de la ville. Bref, le choix d’Hélène Klodawsky s’avère payant : difficile de percevoir l’amateurisme de l’équipe dans cette fiction… Acteurs vrais et touchants, photographie soignée et maîtrisée, musique parfaitement choisie, ce long métrage est une réussite! A voir.
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Écrit par MC
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25-01-2008 |
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"Tu seras un homme mon fils". Tel était le titre de l'un des ouvrages de Rudyard Kipling. Et c'est le sujet de ce film de Brian Kirk, "My Boy Jack", sur l'histoire vraie de Jack Kipling, sa progéniture. A travers la ferveur patriotique du père, le fils va, après avoir essuyé un refus d'incorporation de la Royal Navy, en raison de sa trop grande myopie, réussir à être affecté au Irish Guards. Dans le rôle de Jack Kipling, on retrouve Daniel Radcliffe, alias Harry Potter sur grand écran depuis l'âge de douze ans. Et c'est bien là la surprise de ce film car on peut dire que Radcliffe manie aussi bien la baguette que la baionnette... Pour le reste, l'histoire est classique, le format aussi. C'est un bon téléfilm sur l'étendue progressive et désastreuse qu'allait avoir la Première Guerre mondiale tant dans sur les empires que sur les familles. A l'heure où le dernier des poilus subsiste, espérons que la moustache de Daniel Radcliffe attirera un public de jeunes afin que ces derniers se souviennent du prix qu'a eu la liberté, il y a bientôt 90 ans.
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Écrit par RH
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24-01-2008 |
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Les jeux sont faits pour Mohammed Soudani ! Son film, Roulette, ne mérite pas la moindre récompense, si ce n’est, peut-être, celle de « Meilleur somnifère ». Vous l’aurez compris : je me suis ennuyé ferme. J’ai même dû lutter contre une envie presque irrépressible de m’endormir ! Clichés, lenteurs, et plans parfois fatigants, autant dire que cette fiction peine à accrocher le spectateur. Si le pitch ne paraissait pas mauvais au premier abord, le thème de l’addiction aux jeux n’étant pas inintéressant, la réalisation comme le scénario laissent à désirer. Dommage pour les acteurs, chez qui l’on perçoit tout de même une sincérité et un certain talent. Dommage, encore, pour les quelques plans à la photographie plutôt réussie, saccagés par une tentative d’originalité mal maîtrisée. Hormis le côté attachant du casting, il ne restait donc plus grand-chose, et certainement pas assez pour faire un film…
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Écrit par RH
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24-01-2008 |
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Philippe Viannay et Robert Salmon, tels sont les noms des ancêtres de France Soir, où plus précisément de Défense de la France, journal clandestin créé en 1941 par des étudiants de la Sorbonne, de l’Ecole Normale Supérieure, et des lycéens de Louis le Grand et Henri IV. Dans l’ombre, ils étaient rédacteurs, typographes, imprimeurs, ou encore diffuseurs. Leur combat : la Résistance, par l’écrit et par l’esprit. Soixante ans plus tard, les survivants témoignent, devant la caméra de Joële van Effenterre, de l'histoire d'un journal et d'un mouvement clandestin hors du commun. A la recherche de sa filiation, la réalisatrice nous livre un documentaire à la fois passionnant et poignant, mêlant habilement images d’archives, reconstitutions et témoignages. A voir, si vous en avez l’occasion…
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Écrit par RH
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24-01-2008 |
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Après Dupond et Dupont, découvrez Durand & Durant, le documentaire de Jérémie Andrei, jeudi 24 janvier, à 14h30, salle Rhune 1 au Casino Bellevue. "Dans un huit-clos à l'atmosphère kafkaïenne, les jumeaux José et Alfred M. se parlent de la vie, des gens et de leur "Moman". Débordant d'une passion chargée des plus grandes souffrances, le monologue que tient l'entité des jumeaux M. sur les femmes et leur mère, revêt progressivement une allure de séance analytique à la fois burlesque et tragique. Voici deux personnages de la vie à jamais vus au cinéma."
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Écrit par MC
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24-01-2008 |
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Non, pas Maurice Chevalier, l'autre, celui qui revient à votre mémoire avec la publicité d'une assurance à trois lettres et le documentaire La passion Boléro, présenté au FIPA lors de la soirée d'ouverture. Pour plus de détails à propos de l'auteur du Boléro, vous pourrez donc voir le documentaire de Michel Follin, lundi 28 janvier à 22H30, sur Arte. On y apprend que Maurice Ravel était déjà célèbre avant ce morceau. En effet, c'est seulement sur invitation de la baronne Guiness, dont je vous laisse découvrir le visage et le véritable nom lundi soir, qu'il composa son oeuvre la plus connue. La commande pour un ballet de plus de douze minutes contraria l'artiste qui répliqua que l'on ne composait pas de la musique avec des minutes. La suite, j'insiste, vous la découvrirez lundi, à travers l'intéressant documentaire de réalisateur bien connu du festival, puisque déjà détenteur d'un FIPA d'argent pour son documentaire consacré à Pascal Dupin (L'Etre en musique, primé en 2004, NDLR). En attendant, profitez-en pour découvrir, ou redécouvrir, les autres morceaux de Ravel, tels que Ma Mère l'Oye, le Tombeau de Couperin, et bien d'autres...
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Écrit par RH
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22-01-2008 |
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C’est parti ! La 21e édition du Festival International de Programmes Audiovisuels s’est ouverte, ce soir, sur un film consacré à l’une des œuvres les plus interprétées du répertoire musical classique, Le Boléro de Ravel. Outre la projection, en avant première mondiale, du dernier film de Michel Follin – qui fera l’objet d’une chronique très prochainement, cette soirée d’ouverture était avant tout l’occasion, pour Pierre Henri Deleau, délégué général du festival, de nous présenter les divers jurys de cette édition 2008. Comme à l’accoutumée, les divers programmes présentés seront soumis aux yeux aussi exigeants que critiques de sept jurys internationaux, qui auront la lourde charge de décerner récompenses et prix aux 59 films en compétition cette année. Venus de 31 pays différents, les programmes sont répartis en cinq catégories : dix fictions, huit séries et feuilletons, treize documentaires de création et d’essais, quinze grands reportages et faits de société, ainsi que treize œuvres musicales et spectacles. Hors compétition, les participants auront également le plaisir de découvrir 36 programmes de "situation de la création française" et huit programmes de "situation de la création européenne", venus de Belgique, Russie, Suisse, Pays-Bas, Allemagne et Bulgarie. Autant dire que les cinq jours à venir seront pour le moins remplis pour les festivaliers et l’équipe d’AUPAMEDIA, qui aura le plaisir de vous faire part, en quasi-direct, du déroulement des festivités au travers de sa rubrique dédiée à l’événement.
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Écrit par RH
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21-01-2008 |
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Manifestation unique en France, le FIPA – ou Festival International de Programmes Audiovisuels – propose chaque année, depuis 21 ans déjà, un panorama audacieux, exigeant et inédit de la production audiovisuelle internationale. Chaque année, il est l’occasion pour chacun d’entre nous de se réconcilier avec le petit écran, en découvrant, sur grand écran, le meilleur des productions qui lui sont destinées. Rendez-vous incontournable des professionnels de l’audiovisuel - réalisateurs, auteurs, comédiens, producteurs, diffuseurs - le festival présentera cette année, sous la présidence de la célèbre réalisatrice Caroline Huppert, 59 fictions, séries et documentaires venus de 65 pays différents. |
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